uberisation

« Ubérisation, un ennemi qui vous veut du bien ? », de Denis Jacquet et Grégoire Leclercq (Dunod, 249 pages, 18€)

Le sujet

Les auteurs en conviennent d’entrée : le terme ubérisation est devenu « un néologisme fourre-tout », utilisée à toutes les sauces aussi bien par ses détracteurs que par ses thuriféraires. Il convient notamment, affirment-ils, de faire la différence entre les différentes appellations qu’on lui accole (économie collaborative, économie du partage, gig economy, disruption, plateformisation et on en passe).

Co-fondateurs de l’Observatoire de l’ubérisation, Denis Jacquet et Grégoire Leclercq s’efforcent de décrypter le phénomène, d’en comprendre l’ampleur et d’en analyser les forces et les limites. « Les enjeux sont là, affirment-ils, bien présents et désormais bien identifiables ». Et même si certains pensent que le temps de l’observation est révolu et qu’il faut passer à l’action (un argument entendu lors d’une récent débat sur l’ubérisation organisé à l’Assemblée nationale par Laurent Grandguillaume), les auteurs tentent dans cet ouvrage de relever « trois défis » : expliquer comment fonctionnent les nouveaux modèles, décrire l’ensemble des défis posés par cette nouvelle forme d’économie et enfin faire (« bien modestement », reconnaissent-ils) quelques propositions de réformes ou évolutions au niveau de l’Etat et des entreprises pour que « face à cette vague que nous décrivons volontiers comme irrémédiable, notre société ne vole pas en éclats mais au contraire sache en prendre avantage ».

Irrémédiable cette vague ? C’est bien la question que pose l’ubérisation, qui va obliger l’économie et la société à tenter de lui résister ou apprendre à la surfer, comme disent les experts de ce sport. Le livre de Jacquet et Leclercq offrent quelques éléments de réflexion pour aborder avec sang-froid ce débat si brûlant.

Les auteurs

Denis Jacquet dirige Edufactory, une entreprise de e-learning, Il est le créateur et le président de Parrainer la Croissance, association dédiée à la croissance et à l’internationalisation des petites et moyennes entreprises. Il a également été chef de file aux Assises de l’Entrepreneuriat. En juin 2014, il co-crée l’Observatoire de l’Ubérisation.
Grégoire Leclercq a fondé la Fédération des auto-entrepreneurs. Il en est le porte-parole. Il est également directeur de la relation client au sein du groupe EBP et le co-fondateur de l’Observatoire de l’Ubérisation.

La citation

« Nous devons réfléchir, nous poser. Et surtout prendre conscience de la vitesse du changement, que nous pensons circonscrire en prenant quelques mesures isolées et erratiques « contre » les premiers effets de l’arrivée de l’ubérisation dans tous les pays Il est important de penser profondément la nouvelle société que nous pourrions bâtir ensemble, un « new deal » qui ne soit pas un raccommodage basé sur la peur et l’incompréhensions. Et préférer une vision éclairée et positive, qui maîtrise son destin et lui donne une nouvelle direction et identité , un nouveau foncement qui n’exclurait pas les valeurs qui font de nous des Français, un modèle que nous pourrions exporter, forts du levier que représentent nos institutions, mais revus et corrigées. »

> Pour en savoir plus : la fiche du livre 

> À lire aussi le site de la Fondation Travailler autrement : Ubérisation : l’urgence d’apporter des solutions aux indépendants

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