logo-renaissance-numerique-2013-400x120La révolution numérique est en marche, mais on oublie souvent d’étudier les conséquences qu’elle a en matière d’emploi, d’organisation et surtout de contenu du travail. Le think tank Renaissance Numérique propose une note pour en saisir les enjeux. 

L’organisation traditionnelle du travail est celle du salariat ; il attache le travail à l’entreprise. Mais la numérisation et la digitalisation de la société redéfinissent la production et les échanges dans le travail.

Le numérique qui disrupte le monde du travail

  • Des changements organisationnels : le travail s’exerce désormais dans des espaces-temps différents de l’organisation classique de l’entreprise ; l’organisation en réseau est privilégiée afin de capter la connaissance dans une démarche d’innovation ouverte
  • Des changements légaux : le développement des nouvelles formes d’emploi parallèles au modèle salarial et la réalisation d’une partie des tâches sur certaines plateformes ne sont pas légalement considérés comme du travail. La plateforme Etsy valorise par exemple des productions massivement « domestiques » sans se préoccuper des processus de production nécessaires à leur commercialisation.
  • Des changements spatiaux : une partie du travail s’effectue sur des plateformes dont le périmètre dépasse largement les juridictions des États-nations, ce qui complique leur régulation ; la numérisation s’accompagne de la dématérialisation
  • Des changements financiers : ces nouvelles formes de travail échappent souvent à la comptabilité nationale et donc aux impôts et cotisations sociales traditionnels.

Une redéfinition nécessaire de la protection sociale

Face aux changements du monde du travail (pratiques collaboratives, révolution technologique), il est nécessaire de repenser le système de protection sociale, créé à l’origine uniquement pour protéger le travailleur salarié, afin de protéger à leur tour les travailleurs qui exercent hors du salariat.

Le système actuel crée donc une frontière et coupe le monde du travail en deux, avec d’un côté les salariés protégés et de l’autre, les autres, sans distinction (intérimaires, chômeurs et contrats précaires). Il est nécessaire donc de créer un nouveau système qui permettra de dépasser cet antagonisme et donc de lutter contre les inégalités.

Cette note précise donc qu’il ne suffit pas d’une loi travail pour réformer mais qu’il faut reconstruire et repenser un nouveau modèle de société.

La note intégrale

Mais aussi sur le site de la Fondation Travailler Autrement :
> l’article sur l’événement organisé par Bercy : « Nouvelles formes d’emploi et numérique: quels impacts sur le droit du travail et la protection sociale? »
> le rapport du Conseil National du Numérique : « Travail, emploi, numérique: les nouvelles trajectoires »

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