journée de la femmeLe 8 mars, c’est la journée internationale de la femme, l’occasion de se pencher sur le statut et la place des femmes dans le monde du travail et de l’entreprise. Des pistes de compréhensions sont données par le site Qapa.fr, qui a publié un sondage sur les différences entre hommes et femmes en 2016, et par l’OIT dans son rapport de 2016 intitulé « Les Femmes au travail ».

Des améliorations sur la place des femmes dans le monde du travail

  • Les femmes comme les hommes considèrent en majorité arriver facilement à concilier vie professionnelle et vie privée.  En effet, ils sont plus de 75% d’hommes à déclarer y parvenir et 62% de femmes.
  • Pour tous, la vie privée passe avant la vie professionnelle ; les Français ne sont pas prêts à sacrifier leur vie privée pour réussir. 72 % des femmes et 71 % des hommes déclarent privilégier leur vie privée à leur travail.
  • Les hommes sont plus enclins à rester au domicile que les femmes. Si 67% des femmes acceptent de rester à domicile pendant que leur conjoint est au travail, les hommes sont encore plus nombreux (76%). 25% acceptent sans problème contre 21% des femmes et 51% des hommes en sont capables quelques mois contre 46% des femmes. Elles sont en revanche plus nombreuses à ne pas vouloir rester à la maison (33%) contre 24% des hommes.
  • Les femmes semblent plus carriéristes que les hommes. 74 % des hommes déclarent ne pas être totalement voués à leur carrière contre 66 % des femmes. Elles sont donc plus nombreuses (34 %) à vouloir réussir leur vie professionnelle contre seulement 26 % d’hommes.

On note que les trois quarts des cadres français (76 %) pensent que les efforts des entreprises pour améliorer la parité et l’accès des femmes à des postes à responsabilités sont « plus importants qu’il y a quelques années » (selon le sondage de mars 2016 de ViaVoice).

Des difficultés qui persistent : les femmes restent défavorisées en matière d’emploi

  • Les hommes gagnent toujours plus que les femmes. Les inégalités salariales sont encore flagrantes. A la question « qui gagne le plus dans votre famille ? », les hommes sont plus de 95 % à se désigner contre 37 % des femmes.
    L’écart salarial entre hommes et femmes est estimé, par l’OIT, à 23 % au niveau mondial. Toujours selon l’OIT, dans les économies développées, si la part de travail non rémunéré est moindre, la différence entre homme et femme persiste : pour le premier, sur 7h40 de travail, seules près de deux heures ne sont pas rémunérées, quand la femme, elle, n’est pas payée durant 3h30 sur un temps de travail quotidien estimé à 8h10.
  • Au niveau mondial, la situation des femmes dans l’emploi ne s’améliore pas. Selon le rapport de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) intitulé « Femmes au travail », on ne peut noter des progrès qu’à la marge. Entre 1995 et 2015, « le taux mondial de participation des femmes à la population active est passé de 52,4 % à 49,6 % ». En 2015, 1,3 milliard de femmes étaient présentes dans le monde du travail contre 2 milliards d’hommes, soit respectivement 46 % des femmes en âge de travailler (plus de 15 ans) et 72 % des hommes. Au niveau mondial, les chances pour les femmes d’entrer sur le marché du travail sont inférieures de 27 % à celle des hommes. Pourtant, leur part dans l’enseignement primaire et secondaire est en constante progression mais ne parait pas impacter le marché du travail.

Premières victimes du sous-emploi, de la précarité, surreprésentées dans l’économie informelle, moins bien payées, moins protégées socialement, les femmes restent confrontées à une situation d’inégalité générale, et ce, sur tous les continents.

De plus, les récents efforts incitant à la parité sont critiqués. Les cadres déplorent une part d’artifice et émettent des réserves sur la « sincérité » des actions mises en place : seuls 38 % des cadres et 29 % des cadres femmes jugent ces mesures « sincères » (selon le sondgae ViaVoice), ce qui les fait douter de l’efficacité des actions : seuls 33 % d’entre eux jugent ces dernières « efficaces » (21 % des femmes cadres).

La place des femmes dans le monde du travail pourrait se résumer de la manière suivante : beaucoup de choses changent mais l’essentiel demeure. Sous le voile d’aspirations de plus en plus proclamées à la parité et au progrès subsistent des mentalités, des stéréotypes et des pratiques qui défavorisent les femmes. Même en 2016, la parité apparait en partie comme un progrès d’apparence qui masque des archaïsmes réels et prégnants.

> A lire : Le sondage Qapa.fr

> A lire : Le rapport de l’OIT « Femmes au travail »

> A lire : L’article du Journal du portage salarial : « Maman et le télétravail »

> A lire : Sondage ViaVoice mars 2016

> A visiter : Les articles de l’OIT sur la Journée de la femme

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