profession-slasheurDans son ouvrage « Profession slasheur : cumuler les jobs, un métier d’avenir », Marielle Barbe offre un accompagnement revigorant aux personnes qui voient dans ce mode de vie un intérêt. Livre de développement personnel, il présente avec sincérité une catégorie de population qui, si elle reste largement minoritaire, travaille indéniablement autrement.

Le sujet : cumuler les activités – rémunérées ou non – est-il « normal » ?

« Slasheur » est un terme émergent pour désigner les personnes engagées dans de multiples activités, dont un certain nombre rémunérées. Ils ne peuvent en conséquence expliquer leur « métier » que par l’emploi de « slashs » (la fameuse barre oblique : « / ») : graphiste / cuisinier ou consultant / DJ / militant associatif, par exemple.

D’emblée, l’auteure indique avoir écrit ce livre pour partager son expérience et le positionne comme un ouvrage de développement personnel : de nombreux exemples, des outils d’introspection ou de réflexion, des listes et des méthodes, etc. Elle en justifie la nécessité par le fait que la société n’est pas à l’aise avec les profils ne correspondant pas aux standards : l’emploi unique, salarié, plus ou moins à temps plein, avec une continuité de carrière tout au long de la vie. Sur cette dimension, elle atteint son but : ce livre sera certainement une ressource précieuse pour des personnes attirées par ce mode de fonctionnement atypique mais ayant des difficultés à se positionner dans cette démarche.

Les sections du livre qui s’éloignent de ce substrat de développement personnel ont par contre moins d’intérêt. Le deuxième chapitre notamment, qui s’intéresse à la dimension sociétale du phénomène, pèche par trop de lieux communs et d’approximations. Toutefois, l’ouvrage ne se voulant pas une étude de sciences sociales, cela n’enlève rien à son intérêt en matière d’accompagnement des individus.

Enfin, précisons que si le livre est tout à fait adapté aux « slasheurs » choisis, essentiellement des urbains inscrits dans des professions intellectuelles ou artistiques, il laisse pudiquement de côté la question des personnes engagées dans ce fonctionnement par contrainte économique et ne disposant pas des ressources (compétences, appétences, finances, etc.) pour contrôler leur parcours.

L’auteure

Marielle Barbe se définit elle-même comme « slasheuse » : coach / conceptrice / formatrice / consultante / communicante / rédactrice / auteure…

La citation

« Même si je porte un regard optimiste sur le processus déjà en marche, un chemin reste à parcourir avant d’abolir le clivage entre mono et pluriactivité. Avant que les pluriactifs soient reconnus et bénéficient de conditions de travail, de modes de recrutement, de protection sociale, de statuts, etc., adaptés à leur mode spécifique de fonctionnement. Et pour que le chemin soit moins long, moins laborieux, chacun de nous doit y prendre part. Il est clair qu’enseignants, patrons, décideurs et experts du monde du travail, mais aussi politiques ont encore besoin d’intégrer cette nouvelle donne de la multi activité. »

> Pour en savoir  plus

> A lire aussi sur le site de la Fondation Travailler autrement,  « Slasheur » ne veut pas dire « seul » et N’exagérons rien, le travail salarié reste dominant

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