thefamily-logo

Comment l’économie numérique déjoue-t-elle les prédictions en matière d’emploi? Qui sont les nouveaux travailleurs indépendants? Comment les startups prennent-elles le relais des pouvoirs publics en proposant de sécuriser ces nouvelles formes d’emploi? Voici quelques-unes des questions abordées lors de la rencontre « Les startups et le travail indépendant », organisée par TheFamily le 27 septembre.

Un bouleversement du marché de l’emploi

Depuis 2015, une peur s’est installée: le numérique, loin de créer de nouveaux emplois, est en train d’en détruire. Le fait est que les destructions des emplois traditionnels s’accélèrent:  les travailleurs salariés sont progressivement remplacés, certains par des robots (dans les usines), d’autres par des contributeurs non rémunérés (sur les blogs par exemple) ou encore par des travailleurs indépendants.  Ce phénomène connaît une forte montée en puissance, notamment aux États-Unis: 53 millions d’Américains sont freelance.

Qui sont les « nouveaux indépendants »?

Les indépendants d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier (du XXème siècle). Ce constat a plusieurs explications:

L’émergence des plateformes numériques, qui permettent le développement de ces nouvelles formes de travail;

La disparition de certains risques grâce à la transition numérique (par exemple: le risque de ne pas être qualifié pour un métier. Ce risque disparaît progressivement, car l’économie numérique facilite l’acquisition de nouveaux savoirs et compétences); et l’apparition en parallèle de nouveaux risques (c’est particulièrement le cas dans le domaine de l’accès au logement et de l’accès au crédit). Nicolas Colin, associé fondateur de TheFamily, rappelle néanmoins que contrairement à une idée reçue, la précarité ne concerne pas seulement les travailleurs indépendants: l’insécurité économique est aujourd’hui partout.

La fin de la logique patrimoniale de l’indépendant des années 1950: aujourd’hui, les indépendants n’ont plus de capital immobilisé.

Que peuvent faire les pouvoirs publics?

Le débat et les réflexions sur les transformations des modes de travail sont dominés par une vision négative du travail indépendant. Les pouvoirs publics ont un rôle central à jouer dans le changement de nos représentations. Le co-Fondateur de TheFamily a présenté trois propositions pour parvenir à cet objectif:

  1. « Valoriser, plutôt que dénigrer, le nouveau travail indépendant et améliorer sa connaissance par la puissance publique. »
  2. « Soutenir les startups qui servent les travailleurs indépendants. »
  3. « Créer un régime universel pour tous les micro-entrepreneurs, destiné à préfigurer la protection sociale de demain ».

Trois startups proposent de mieux sécuriser le travail indépendant

Face aux nouveaux risques du travail indépendants, des startups inventent des solutions grâce aux nouvelles technologies. Trois d’entre elles ont présenté leurs concepts lors de cette rencontre :

– Wemind est la première communauté qui permet aux freelances de se regrouper pour bénéficier des mêmes avantages que les salariés (protection sociale, caution solidaire pour pouvoir accéder au logement, comité d’entreprise).
– Side: cette startup permet aux étudiants et jeunes diplômés de trouver des missions flexibles, qu’ils peuvent réaliser grâce au statut d’auto-entrepreneur.
– OpenWork: cette entreprise de portage salarial propose une structure de facturation ainsi qu’un accès à des services associés.

> Plus d’informations sur TheFamily

Mais aussi sur le site de la Fondation Travailler Autrement
Note – Le travail à l’ère digitale (Renaissance numérique)
Nouvelles formes d’emploi et numérique : quels impacts sur le droit du travail et la protection sociale ?

Alerte Email

Entrez votre adresse email pour recevoir une alerte dés qu’un nouvel article est publié :

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *