ipsos barometre27 salariés sur 10 sont satisfaits de leur bien-être au travail, selon le dernier baromètre Edenred-Ipsos sur le bien-être au travail. Pour cette 11ème édition, l’étude est à l’échelle mondiale : travailleurs d’Amérique latine, centrale, mais aussi d’Asie et d’Europe viennent confronter leur ressenti quant au bien-être dans leur monde professionnel. Décryptage.

 

3 indicateurs de mesure du bien-être

Pour apprécier la notion de bien-être dans le monde professionnel, l’institut de sondage et Edenred ont conçu 10 items regroupés en trois catégories :

  • Le cadre de travail, regroupant toutes les données relatives à l’environnement de travail (les équipements, l’équilibre entre les sphères privées et professionnelles…);
  • L’attention, regroupant toutes les données relatives à la considération portée de la part des supérieurs à leurs salariés, les pratiques managériales en vigueur;
  • L’émotion, regroupant toutes les données relatives à la perception quotidienne du salarié sur son travail, l’intérêt porté à ses tâches quotidiennes.

De manière assez homogène, les salariés se disent plus satisfaits sur le premier item « cadre de travail » : ils sont 86% à être satisfaits de la clarté que l’on attend d’eux dans leur travail.

4 profils de pays

A partir des trois critères de définition de bien-être au travail, l’étude regroupe et forme des familles de pays.
Le Japon, la Turquie, la Chine, l’Italie et la Pologne semblent plus sensibles au cadre de travail alors que l’Inde, le Mexique, le Brésil et le Chili sont plus affectés par le pilier de l’émotion.
A contrario, les pays qualifiés de « mature », malgré un relatif bon équilibre des 3 indicateurs, montrent un déficit de l’émotion pour l’Espagne, le Royaume-Uni et la Pologne ( pas de plaisir à aller travailler, perte d’intérêt pour le travail) et de l’attention ( manque de considération de la hierarchie et gestion des compétences..) pour la Belgique, l’Allemagne et la France.

Gestion des compétences, levier de bien-être

C’est la politique RH qui semble avoir le plus d’impact sur le bien-être des salariés. Ils semblent se référer principalement à des valeurs de transmission et de renouvellement des compétences. 

Cette compétence constitue la première attente des salariés aujourd’hui, devant celle de flexibilité dans l’organisation ou la promotion de la santé au travail.

(à retrouver dans le graphique ci-dessous).

tableau

Le travail sur la culture numérique et la gestion de fin de carrières apparaît comme fondamental, à hauteur respectivement de 70% et 64% pour les salariés.

Et la France?

67% des Français disent être satisfait de leur bien-être au travail : la France se classe en effet dans les derniers, 12ème sur les 15 pays observés… Le baromètre met en avant le fait qu’à peine un actif français sur deux considère que son entreprise agit pour le bien-être au travail.

« Dans des univers professionnels en profonde mutation, l’individu-salarié occupe un rôle central. La prise en compte active de son bien-être au travail est une priorité ; dans le cas français, nous ne parlons pas seulement de politiques de prévention des risques psycho-sociaux (RPS), mais de stratégies ambitieuses de développement des compétences et de modes de management renouvelés, axés sur le dialogue et l’implication ou la contribution. »
Antoine Solom, directeur de la practice management de la relation salariée au sein du Groupe Ipsos. 

> A voir :  Le baromètre

Mais aussi sur le site de la Fondation Travailler Autrement :
Etude – « L’engagement et l’espace de travail dans le monde » (Ipsos pour Steelcase)

Alerte Email

Entrez votre adresse email pour recevoir une alerte dés qu’un nouvel article est publié :

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *