Rapports

Entreprises préférées des étudiants 2021 : Attentes et comportements des jeunes 

À l’occasion de la 9ème édition de la Conférence 2021 des Entreprises préférées des étudiants 2021 organisée par Epoka et Harris Interactive, une étude statistique menée sur 5500 étudiants a été présentée. Cette étude a alors permis de mettre en exergue les attentes et comportements des jeunes sur le monde du travail pour aujourd’hui et pour demain. Retour sur ses enseignements. 

 

Impacts de la crise sanitaire 

La crise sanitaire a bouleversé la manière dont certaines entreprises étaient perçues par les étudiants, les entreprises qui ont su innover et rester proches de leurs salariés se sont très vite démarquées même lorsque leurs efforts étaient moindres. Par exemple, Décathlon a battu son record d’alternants et de stagiaires durant la crise tout en développant du “sur-mesure” avec de nombreux webinaires à la place du présentiel. À l’inverse, certains secteurs comme l’aéronautique, se sont retrouvés totalement paralysés par la crise ce qui a altéré la perception que les étudiants en avaient. Par ailleurs, la contribution des entreprises à l’aide pour les étudiants durant la crise a été particulièrement apprécié : on pense par exemple aux chambres d’hôtels mises à disposition ou encore les paniers repas offerts par de grandes enseignes. Tous les gestes, même minimes, ont donc su être appréciés des étudiants durant cette crise 

Les attentes professionnelles des jeunes et leur application concrète 

Les étudiants veulent avoir un rôle qui compte, qui a du sens au sein de l’entreprise mais aussi en dehors. Savoir susciter leur esprit créatif et les pousser à innover semblent être également essentiels pour eux, l’intrapreneuriat est à ce titre très attractif puisqu’il permet aux salariés d’avoir des perspectives sur l’avenir et de participer à l’évolution de l’entreprise. De plus, les jeunes semblent accorder une importance particulière au respect des temps de la vie privée et de la vie professionnelle. Dans le même temps, ils souhaitent intégrer une entreprise qui partage leurs engagements politiques en toute transparence. Enfin, la qualité de vie au travail est plus que jamais au centre des préoccupations, dépassant de plus en plus les salaires. Si ces critères peuvent paraître nombreux, ils témoignent d’une génération responsable qui assume ses choix et n’est pas prête à sacrifier sa santé ou ses idées pour son emploi. Par exemple, on observe de plus en plus de profils issus de grandes écoles qui intègrent des entreprises bien moins importantes que celles auxquelles ils pourraient prétendre car les valeurs et missions de la société passent avant le prestige social et économique.  

Ces critères peuvent laisser penser que les jeunes se sentent suffisamment en position de force pour faire valoir leurs choix et, en vérité, c’est le cas. En effet, toutes les entreprises ont besoin de ces jeunes pour être au plus proche de la société et progresser. Cependant, les jeunes ont toujours peu confiance en leur avenir et en celui de leur génération : après une chute de près de 40 points en 2020 avec la crise sanitaire, la confiance n’est que très légèrement remontée sans revenir au niveau d’avant crise. Ce phénomène est en partie lié à l’obstruction de certains secteurs très prisés tandis que d’autres sont laissés à l’abandon avec de nombreux postes à pourvoir. Or, cela peut être réglé facilement avec un effort d’attractivité des entreprises et une meilleure information des étudiants. 

 

> Retrouvez le classement des entreprises préférées des étudiants, l’article du journal l’Etudiant et la conférence d’Epoka et Harris Interactive.

> Également sur le site de la Fondation : Notre analyse de l’étude « NewGen for good : comment la nouvelle génération va transformer l’entreprise ? » et Après le Covid, comment gagner la bataille de l’emploi jeune ?