Internet connection. social networkEn 2015 le rapport « New forms of Employement » d’Eurofound décrivait de manière précise et rigoureuse les nouvelles formes d’emploi qui apparaissaient et se développaient en Europe, avec pour chacune leurs avantages et inconvénients. Cette « mise à jour », littéralement, complète l’analyse des effets de la plupart et en modifie certaines.

Une nouvelle fois rédigé par Irene Mandle, ce rapport revient sur l’état actuel de ces nouvelles formes d’emploi et leurs effets sur les conditions de travail et la sécurité de statut des travailleurs concernés.

Contrairement au premier rapport, il n’y a pas dans cette mise à jour de comparaison de la présence et de la forme réelle de chacune de ces nouvelles organisations du travail entre les pays européens.

La mise à jour conserve sept des formes d’emploi, nouvelles ou qui avaient largement progressé depuis le début des années 2000 :

  • Les groupements d’employeurs (employee sharing) : un travailleur individuel est employé conjointement par plusieurs entreprises à temps partiel, ce qui le conduit à un CDI à temps-plein,
  • Le job sharing : un employeur unique va recourir à plusieurs temps partiels pour occuper un poste à temps plein,
  • Le management de transition (interim management): l’embauche non-permanente de managers ou d’experts pour gérer une situation ou un projet précis et balisé dans le temps,
  • Le travail occasionnel (casual work) : l’employeur n’est pas obligé de fournir du travail au salarié et peut le faire travailler (et le payer) « à la demande »,
  • Le travail nomade via les TIC : les travailleurs peuvent effectuer leur métier n’importe où et n’importe quand grâce aux technologies modernes,
  • Le travail par bons (voucher-based work) : le travailleur est rémunéré via des bons fournis par une organisation autorisée qui s’occupe du paiement des cotisations sociales,
  • Le « travail par portfolio » (portfolio work) : un travailleur indépendant a un grand nombre de clients pour chacun desquels il effectue des petites prestations.

Pour deux autres, il fait significativement évoluer les définitions :

  • « L’emploi de masse » (crowd employment) dans le rapport de 2015, une plateforme en ligne met en relation des employeurs et des travailleurs, souvent pour que des larges tâches soit fragmentées et réparties entre de nombreux travailleurs, devient en 2018 simplement le « travail par plateforme ». La mise à jour en élargit la définition, pour intégrer toute la diversité des activités et des pratiques de travail qui peuvent être régulées par des plateformes, là où la définition de 2015 se concentrait sur les plateformes de « micro-tâches » du type d’Amazon Mechanical Turk.
  • « L’emploi collaboratif » du rapport 2015 est devenu plus spécifiquement en 2018 le « travail indépendant collaboratif ». La mise à jour intègre et détaille sous ce terme les formes de portage salarial, les coopératives d’indépendants et les espaces de coworking (le lien entre ces trois types de structures ayant déjà été abordé par la Fondation).

Cette mise à jour approfondie et détaillée confirme l’importance du rapport du 2015 en tant que document de référence, et ajuste par ailleurs son contenu aux dernières évolutions des nouvelles formes d’emploi.

> Pour en savoir plus :

> Sur le site de la Fondation :

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