OITA l’occasion de la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail qui se déroulait le 28 avril, L’OIT (Organisation internationale du Travail) a publié un rapport sur les tendances mondiales du stress au travail et de son impact : 20 à 25 % des travailleurs seraient concernés. 

 

Dans  « Stress au travail : un défi collectif », l’Organisation Internationale du Travail  dresse un panorama mondial de la situation de stress lié au travail, son ampleur et ses répercussions sur la santé des travailleurs.

Le rapport au travail et à l’entreprise connaît une mutation sans précédent. La mondialisation et la révolution numérique bouleversent les manières de travailler : nouvelles formes d’emploi, nouveaux modes d’organisation du travail ou encore nouvelles exigences (flexibilité, productivité accrue face à la concurrence internationale…).

Dans un contexte marqué par la précarisation de l’emploi, avec un chômage important et une peur de perdre son emploi, le travailleur évolue dans un environnement de plus en plus stressant. Toutes les professions sont affectées, tous les continents sont touchés. Le stress ne connait pas de frontières.

La définition du stress professionnel

Le stress au travail n’est pas un phénomène nouveau, mais il prend de plus en plus de place dans les entreprises. On distingue deux sortes de stress : le stress positif et le stress négatif. Dans le cadre de cette étude, seul le second type de stress est pris en compte. L’OIT le définit comme  « la réponse physique et émotionnelle nocive causée par un déséquilibre entre les exigences perçues et les capacités et ressources perçues des individus pour faire face à ces exigences« . Il est déterminé par trois facteurs : l’organisation du travail, la conception du travail et les relations de travail.

On appelle « risques psychosociaux » les facteurs susceptibles de causer du stress, responsables du développement de troubles mentaux et comportementaux :  l’épuisement professionnel, le burn-out, l’anxiété, la dépression, les maladies cardio-vasculaires…

Quels coûts ?

La quantification des coûts directs et indirects imputables au stress lié au travail, ainsi que celle des troubles mentaux associés, commence à se développer. Le stress affecte les niveaux de performances des entreprises avec un impact négatif sur la productivité et l’économie.  L’Union Européenne s’est essayée à quelques estimations, qui restent somme toute approximatives et qui ne rendent pas compte de l’ampleur du phénomène.

Au total sur une année, le coût est estimé à  617 milliards d’euros dont 272 milliards pour cause d’absentéisme et de présentéisme, 242 milliards associés à la perte de productivité, 63 milliards pour le coût des soins de santé et 39 milliards pour le montant des prestations d’invalidité.

Quelle prévention ?

Avec ce rapport, l’OIT souhaite sensibiliser les parties prenantes à ce nouvel enjeu de santé publique en promouvant les initiatives et stratégies les plus pertinentes, mises en place pour la prévention du stress au travail. L’accent est mis sur le développement d’outils de mesure capables d’évaluer les niveaux de stress et les risques psychosociaux (comme le kit pédagogique SOLVE ou la liste des points de contrôl réalisée par l’OIT), mais aussi de sensibiliser à l’importance de la santé des travailleurs, comme les programmes de l’OMS.

Le cadre juridique de la reconnaissance du stress et des risques psychosociaux se développe mais reste encore très inégalitaire et fragmenté.  

> A consulter : le rapport Stress au travail : un défi collectif  

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