Mobilités professionnelles interrégionales, quels changements ?

septembre 9, 2019 Actualité, Infos

Les mobilités professionnelles sont au cœur des préoccupations des actifs français comme des entreprises. C’est un des leviers auxquels les Français pensent pour redonner du sens à leur travail mais c’est également une aspiration de ces derniers qui veulent s’éloigner de la région parisienne. Dans quelles régions les Français souhaitent-ils travailler ? Quelles régions sont considérées comme les plus accueillantes ? Réponses.

Une étude d’HelloWork lève le voile sur les mobilités professionnelles interrégionales. 

Globalement, 67% des actifs franciliens s’intéressent à un emploi dans une autre région (+8 points versus 2018), alors qu’ils ne sont que 33% en régions. La région Auvergne-Rhône-Alpes est celle qui attire le plus les candidats des autres régions, juste devant la Nouvelle-Aquitaine. 

12,4 % des candidats cherchent des emplois en Auvergne-Rhône-Alpes. Cette région est talonnée par la Nouvelle Aquitaine qui progresse de 2 points par rapport au baromètre de 2018. 

Au sein des régions qui attirent les plus les candidats franciliens, les métropoles sont particulièrement attirantes puisque Lyon séduit 40% de candidats franciliens, quand Lille attire 39% des Franciliens attirés par la région Hauts-de-France et Marseille-Aix en Provence à 45% de ceux qui se projettent en région Paca.

L’Île-de-France, en plus d’une faible attraction sur les candidats des autres régions, a du mal à fidéliser ses propres actifs. Avec 2 candidats sur 3 qui consultent des offres ailleurs en France. A l’inverse, PACA (26%), la Bretagne (29%) et l’Auvergne-Rhône-Alpes (29%) sont les régions avec les actifs les plus fidèles.

Pourquoi les Franciliens quittent la région francilienne ? 

Si Paris et sa région représente le premier bassin d’emploi en France, force est de constaté qu’elle attire moins les actifs, voire elle les fait fuir. 

La curiosité et l’appétence pour le changement sont des motivations souvent exprimées. Toutefois, la première motivation des actifs à changer radicalement de cadre de vie et de travail est très corrélé au fait que les Français sont de plus en plus nombreux à rechercher une qualité de vie meilleure. 

La vie francilienne est également targuée d’être stressante et souvent inabordable. Par ailleurs, 200 000 personnes travaillent à Paris sans y vivre et font la navette tous les jours, et parfois pour de longs trajets.

Le télétravail ne serait-il pas un nouveau mode d’organisation à adopter pour réenchanter le travail dans la région francilienne ?

> Pour accéder à l’étude dans son intégralité

> Également à lire sur le site de la Fondation Travailler autrement, notre article Télétravail et tiers lieux

 

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