L’Ifop et l’Association Journée Nationale de l’Audition ont publié en octobre 2018 une étude mettant en lumière les corrélations qui existent entre le bruit et la qualité de vie au travail. Il ressort de ce sondage que les nuisances sonores sont une réalité quotidienne des Français au travail.

Une majorité des salariés concernés

Ils sont 59 % a déclarer être gênés personnellement par les nuisances sonores et le bruit. Une chose est sûre, la perception de la nuisance sonore n’est pas la même en fonction du secteur, et de l’âge des sondés. En effet, l’industrie (67 %) et la construction (69%) sont largement impactés par le bruit. Contre toutes attentes, ce sont les jeunes qui expriment être le plus impactés par le bruit et les nuisances sonores (65 % chez les 18-24 ans). 

Autre constat frappant, les salariés considèrent que la lutte contre le bruit est aussi importante que : 

  • L’emplacement du poste de travail,
  • Le sentiment de confort, 
  • L’éclairage, 
  • La température. 

Quelles répercussions au quotidien ?

La gêne occasionnée par le bruit et les nuisances sonores  

Qu’il s’agisse de troubles auditifs (60 %), de l’équilibre général de la santé des salariés sondés (69 %), de leur qualité de vie au travail (72 %) ou de leur propre comportement (83 %), il est certain que le bruit a des répercussions négatives et parasitaires au quotidien. Plus particulièrement, la moitié des salariés déclarent ressentir de la fatigue, une lassitude et de l’irritabilité au quotidien. 

Ce type de nuisance et ses impacts semblent être plutôt passées sous silence par les salariés sondés. En effet, il sont 37 % seulement a en parler avec leur hiérarchie directe, et 23 % à la médecine du travail. 

Les nuisances sonores et le bruit touchent fortement la productivité des salariés. En effet, ils sont 49 % à déclarer qu’ils constatent des difficultés à comprendre la parole lors d’échanges à leur postes de travail et ils sont 48 % lors d’échanges téléphoniques. 

Des solutions existent mais elles sont rarement mises en œuvre

Les quatre solutions identifiées dans l’étude pour réduire les nuisances sonores et leurs répercussions sont très marginales : 

  • 28 % des employeurs mettent à disposition de protections individuelles telles que des bouchons par exemple ;
  • 23 % ont créé des espaces isolés; 
  • 22% ont réaménagé les espaces existants;
  • 19% ont organisé des sessions de formation et de sensibilisation à l’ajustement des comportements individuels. 

> Pour consulter l’étude dans son intégralité

> Egalement à lire sur le site de la Fondation Travailler autrement, Dispositif pénibilité : une mise en place difficile pour 51 % des entreprises

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