Madame Figaro a publié en octobre 2018 un sondage réalisé par BVA s’intéressant au rapport qu’entretiennent les cadres de moins de 40 ans avec les responsabilités professionnelles. Ambition, postes à hautes responsabilités, équilibre vie privée et vie professionnelle… L’étude explore des enjeux de management auxquels sont confrontés des moins de quarante ans dans le monde du travail. Explications.

Ambition et postes à hautes responsabilités

Les sondés ont tout d’abord été invités à se prononcer sur leur rapport à l’ambition. Il existe un clivage marqué en fonction de la taille de l’entreprise et de l’âge des sondés. Plus ces derniers sont jeunes, moins l’ambition est considérée comme un élément moteur de leurs carrières. De la même façon, les salariés des ETI et des grandes entreprises déclarent accorder moins d’importance à l’ambition, bien que les statistiques restent assez élevés. A contrario, le sexe n’a que peu d’importance dans cette répartition. Toutefois, nous pouvons constater que les femmes attachent moins d’importance au fait d’occuper un poste à hautes responsabilités (les hommes sont 66 % à exprimer leur envie d’occuper une haute responsabilité contre 53 % des femmes).

Sacrifices ou accomplissement ?

Occuper la place de ses dirigeants est également un élément qui a été exploré dans le sondage. Il faut noter que les femmes sont minoritaires à souhaiter occuper la place de leurs dirigeants alors que les hommes sont eux, majoritaires. En règle générale, les sondés sont plutôt réfractaires à cette idée (54 % affirment ne pas vouloir occuper la place de leurs dirigeants).

La principale cause de résistance est la peur de ne pas avoir assez de temps à accorder à la vie familiale ou personnelle. Si nous regardons les résultats dans le détail, il s’avère que les hommes craignent plus précisément que le rapport entre l’investissement et les sacrifices liés à ces hautes responsabilité ne soit pas satisfaisant. Les femmes, elles, sont respectivement 44 et 32 % à exprimer qu’elles craignent une trop haute exigence physique et nerveuse et/ou de ne pas être à la hauteur.

Parmi les pistes à privilégier pour rendre les portes à hautes responsabilités attractifs, les sondés se sont exprimés en faveur :

  • D’une meilleure rémunération (en particulier pour 93 % des femmes sondées),
  • De la conduite d’un projet qui a du sens pour faire évoluer la société,
  • De la maîtrise des horaires de travail (en particulier pour 89 % des femmes sondées).

Zoom sur… le management désirable

Plusieurs sondages récents tendent à prouver que le management n’est pas en vogue. Toutefois, un leadership désirable est possible. Les sondés l’associent au management, à la responsabilité, à la motivation, à l’écoute…

Le leader tel qu’imaginé dans l’étude se devra d’être à l’écoute et exemplaire, il devra favoriser les interactions, créer un cadre dynamisant et se montrer responsable.

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