Uncertainty of the businessmanDepuis 2009, 283 000 structures ont été enregistrées sous le régime de l’auto-entreprise, installant le nombre d’immatriculation globale de nouvelles entreprises à 551 000. Dans une note de l’INSEE de juin 2018 et au regard des dernières données statistiques sur la création d’entreprises (2014), Damien Richet, Nicolas Bignon et Henri Mariotte, les auteurs, distinguent sept profils-types répartis en quatre catégories et une forte augmentation de la population dite des « créateurs salariés ».  

La création d’entreprises comme première expérience professionnelle

Les moins de 30 ans représentent 8 % des créateurs d’entreprises en 2014, majoritairement sous le régime d’auto-entrepreneur. Fraichement diplômés (les deux-tiers), ils ont généralement des projets modestes et entendent avant tout créer leur propre emploi (54 %). Cette catégorie est assez féminisée (42%) et ceux qui la compose cherchent un métier concordant avec leurs études dans les trois-quart des cas.

Activité complémentaire, nouveau mode d’emploi

Trois profils se distinguent dans cette catégorie. Premièrement les salariés en activités de complément : ils sont 19 % et majoritairement issus du secteur privé. Ainsi, les 3/4 d’entre eux conservent une activité rémunérée et souhaitent augmenter leurs revenus. Le deuxième profil est celui des retraités (4 %). 57 % d’entre eux n’auraient pas créé d’entreprises si le statut d’auto-entrepreneur n’avait pas été créé. Ils ont deux motivations principales : celle d’augmenter leurs revenus mais également de conserver une activité intellectuelle.

Enfin, le profil, très féminisé et largement diplômé des créateurs de l’enseignement et de la santé (8%). Ils sont 60 % à exercer une activité rémunérée en parallèle pour les créateurs issus de l’enseignement et 39 % pour le secteur de la santé et de l’action sociale.

Créateurs d’entreprises, créateurs d’emploi

Il s’agit de la principale motivation des créateurs de 2014 (55 % des créateurs d’entreprises). Deux profils-types apparaissent :

  • 27 % sont « chômeurs » dont 7/10 créent une entreprise pour créer leur emploi. Notons également que pour cette population, 60 % expriment un désir d’indépendance et ils bénéficient de l’appui de structure dédiée et/ou d’une formation.
  • 13 % de créateurs éloignés de l’emploi. 53 % d’entre eux n’ont pas d’activité professionnelle. 30 % sont des chômeurs de longue durée. Ils privilégient l’auto-entreprise mais rencontrent des difficultés à faire démarrer leur activité étant peu (voire pas) accompagnés dans leurs démarches et souvent en situation de précarité.

Profession : entrepreneur

Ils représentent 21 % des créateurs : les créateurs expérimentés. 50 % d’entre eux ont déjà une entreprise et il s’agit de leur activité principale. Notons également qu’il s’agit du profil le moins féminisé et le moins jeune (44 ans d’âge médian).

Cette note démontre bien l’aspiration des actifs à plus d’indépendance et leur volonté de travailler autrement, qu’il s’agisse des jeunes comme des plus chevronnés, qu’il s’agisse des plus éloignés de l’emploi comme des salariés.

> Pour accéder à la note dans son intégralité

> Également à lire sur le site de la Fondation Travailler autrement, L’Insee dresse le profil-type des auto-entrepreneurs

Alerte Email

Entrez votre adresse email pour recevoir une alerte dés qu’un nouvel article est publié :

 

 

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *