La redéfinition du statut de l’entreprise est un sujet qui anime le débat public. Dans la continuité des travaux menés en 2017, Prophil a publié la première partie de son étude sur les entreprises à mission. Inspirant les pouvoirs publics, elles existent aux quatre coins du monde et gagnent même du terrain en France. Mais, qu’est-ce qu’une entreprise à mission ? Qui sont ces entrepreneurs d’un nouveau genre ? Comment les soutenir et les accompagner ? 

Entreprises à mission : définition

Les auteurs de l’étude considèrent qu’une entreprise peut être qualifiée « à mission » si elle réunit cinq critères :

  • L’engagement à produire un impact sociétal, c’est à dire qu’elle doit se préoccuper de son impact sociétal, social et/ou environnemental ;
  • L’entreprise doit formaliser une mission spécifique, elle doit avoir inscrit dans ses statuts, par exemple, sa volonté d’agir en contribuant au bien commun et à l’intérêt général ;
  • Son modèle économique doit est cohérent avec ses missions sociétales ;
  • Ses règles de répartition des bénéfices doivent être connues de tous, équitables et proportionnelles à la réussite de l’entreprise;
  • Enfin, l’entreprise se doit de réaliser un suivi et/ou une évaluation permettant de mesure l’impact auprès des parties prenantes.

En France, les entreprises à mission ne sont pas une nouveauté…

D’après l’étude, 15 % des dirigeants interrogés considèrent que leurs entreprises remplissent les 5 critères précédemment énoncés. Parmi eux, 78 % déclarent se soucier au quotidien de leur impact sociétal et un tiers déclare avoir inscrit cette volonté dans leurs statuts. 25 % pensent que leurs entreprises répondront à ces cinq critères à moyen termes.

Il faut noter que les dirigeants sont plutôt partagés sur le développent des entreprises à mission dans notre pays. 48 % considèrent « qu’il existe un potentiel important de développement des entreprises à mission en France ».

… et sont perçues comme un avantage compétitif

Les entreprises à mission sont vues comme permettant de répondre aux attentes de la société. 69 % des dirigeants sondés considèrent qu’en matière d’innovation, « l’entreprise à mission permet de mettre le développement durable au coeur de la stratégie de l’entreprise » et leur développement permet « de répondre aux défis sociétaux d’aujourd’hui et de demain ».

Par ailleurs, l’entreprise à mission est aussi perçue comme un atout en matière de notoriété. Trois quart des sondés estiment que cela améliore la marque employeur et 83 % estiment que cela améliore également l’image de l’entreprise auprès de ses clients.

Un cadre juridique et fiscal : un besoin largement partagé

Cadre juridique, cadre fiscal… c’est ce que demandent 68 % des dirigeants pour aider au développement des entreprises à mission. Elles sont perçues comme une réponse efficace à la sauvegarde de l’emploi et des entreprises en France (61 %) et 65 % des dirigeants considèrent que toutes les entreprises devraient pouvoir inscrire formellement une mission spécifique dans leur objet social.

> Pour découvrir l’étude dans son intégralité

> Egalement à lire sur le site de la Fondation Travailler autrement, Comment redonner du sens au travail ?

Alerte Email

Entrez votre adresse email pour recevoir une alerte dès qu’un nouvel article est publié :

 

One Response to Les entreprises à mission gagnent du terrain
  1. Bonjour,

    Merci pour cette synthèse. C’est génial que de plus en plus de dirigeants aient envie de se positionner sur une mission sociétale. J’espère que cela s’accompagne d’une revisite de la manière de fonctionner en interne : que tout le monde adhère à cette mission et l’incarne assez pour la porter autant que les fondateurs.

    Les critères évoqués me font très largement penser aux entreprises sociales. Quelle différence entre les deux ?

    Merci,


[top]

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *