Girl swinging in a light bulbSelon l’étude du Global Entrepreneurship Monitor (GEM) édition 2016-2017, 163 millions de femmes  dans le monde ont créé une entreprise et 111 millions en dirigent une déjà constituée. Un chiffre en progression de 10 % depuis l’édition 2014-2015 et qui se rapproche des taux masculins. Menée auprès de 74 pays à travers le monde, dont la France, l’étude montre l’impact du taux d’activité entrepreneuriale des femmes aussi bien sur leurs familles, leurs communautés ou l’économie de leurs pays.

Des disparités géographiques

L’étude révèle que se lancer dans l’entrepreneuriat féminin ne répond pas aux mêmes motivations d’un continent à un autre.

Ainsi, les auteurs soulignent l’existence d’un entrepreneuriat de nécessité (« Necessity-Driven Entrepreneurship ») plus répandu dans les pays en développement (Asie, l’Amérique Latine et, dans une moindre mesure, l’Afrique Subsaharienne) où la proportion de femmes créatrices d’entreprise est même supérieure ou égale à celle des hommes.

En Europe, en revanche, l’entrepreneuriat féminin est moins répandu. Résultats étonnants et bien mis en lumière dans l’étude. Les pays européens se distinguent par un pourcentage de femmes entrepreneures diplômées de 22% en moyenne, supérieur à celui des hommes.

Il y a donc de forte disparité géographique. L’entrepreneuriat féminin avoisine les 20 % au Brésil et aux Philippines, mais n’est que de 3,4 % en France (il était de 4 % en 2015) et de 3 % en Allemagne

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Entrepreneuriat féminin et paradoxes

L’étude révèle également que les pays ayant un développement économique avancé et offrant un niveau d’éducation aux femmes ont un taux d’activité entrepreneurial féminin moins élevé. Les auteurs de l’étude parlent ici d’un entrepreneuriat d’opportunité. Il se peut également que ces talents soient captés par les entreprises.

TAE_femmes_mondeIl se peut que des freins psychologiques existent dans les pays développés. Là où les femmes des pays moins développés estiment à 67 % qu’elles sont capables de monter une affaire, elles ne sont que 35 % à le penser dans les pays développés.

> Pour découvrir l’étude dans son intégralité

> Également à lire sur le site de la Fondation Travailler autrement, Et si les femmes changeaient leur rapport au travail ?

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