PLWLa rentrée a été chargée en évolutions politiques et économiques. Les ordonnances réformant le code du Travail ont à tout le moins enlevé tout argument à ceux qui sont persuadés que c’est la réforme qu’il fallait pour relancer  l’économie. Portant des inquiétudes grandissantes côté syndical, cette réforme est assurément de nature à redonner la confiance aux entrepreneurs. Mais les vraies réformes sont devant nous.

Le Plan d’Investissement dans les compétences devrait permettre de relancer la dynamique économique et d’amorcer un nouveau pacte social. Désormais, c’est la « révolution sociale » qui doit se mettre en place.

Ce Grand Plan d’Investissement donne les moyens budgétaires nécessaires pour asseoir une politique qui accompagne, qui forme et qui permet à chacun d’entrer dans ce nouveau monde dont tout le monde parle, et dont seulement certains y ont accès.

A cet égard, la réforme de la formation professionnelle et celle de l’assurance chômage seront les marqueurs infiniment plus puissants que ceux de la réforme du droit du travail  et devront  porter des réponses efficaces aux enjeux de mobilité et d’employabilité qui sont les maux français par excellence.

Pour bâtir la « société des compétences », charge au Gouvernement donc de mener les réformes dont la France a besoin.

C’est dans ce cadre, que la Fondation Travailler autrement a dialogué avec le Ministre Benjamin Griveaux lors du Salon SME. Malgré les difficultés soulevées, il nous a affirmé avec franchise et détermination,  que la simplification et la recherche de l’équité du modèle social constituent une priorité.

La fondation a pu lui rappeler que deux fractures doivent être résolues. La première, entre les insiders et les outsiders, ceux qui sont dans l’entreprise et ceux qui en sont exclus et notamment les indépendants. A l’avenir, il s’agira de garantir à chacun la liberté de se construire, de choisir en étant accompagné si cela est nécessaire mais aussi de se protéger au mieux tout au long de son parcours professionnel.

La seconde fracture est entre les territoires. Nous l’évoquions déjà le mois dernier mais ce chantier doit absolument être prioritaire. Notre réflexion est partagée par le Ministre Julien Denormandie avec qui nous avons également pu échanger dernièrement et avec lequel nous travaillerons étroitement pour participer à cet enjeu majeur pour le pays.

Là aussi construire une société de la mobilité, mener une réflexion sur les lieux du / de travail, tel est le défi qu’il faudra prendre à bras le corps.

Il en va de la société du changement, inclusive et aspirationelle, celle dont le pays a besoin, celle qui s’appuie sur l’intelligence individuelle et la bienveillance collective.

Patrick Levy-Waitz, Président de la Fondation Travailler autrement

@plevywaitz

A lire également, la newsletter n°11 de la Fondation Travailler autrement

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