Actualité
Infos

Le travail intérimaire ne connait pas la crise

Le rapport DARES Indicateurs édité par le ministère du Travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, sorti en mars dernier, fait ici un point sur l’état du marché de l’emploi intérimaire. C’est aujourd’hui une forme d’emploi qui séduit de plus en plus mais qui interroge quant à ses sources de financement. 

L’emploi intérimaire continue sa hausse au 4è trimestre de 2015. 586 200 salariés sont intérimaires, soit une hausse de 18 900 postes par rapport à la fin du trimestre précédent, ce qui représente une augmentation de 3,3v%. Il s’agit du troisième trimestre consécutif de hausse.

Tous les secteurs sont concernés. Dans l’industrie, le taux d’emploi en intérim a augmenté de +4,3 % et a gagné 10 700 postes. Le secteur de la construction connait lui une hausse de 5 % qui représente +5 200 postes. Le secteur tertiaire gagne lui 3000 postes qui représentent une hausse de 1,4 %.

Des interrogations autour de son financement

En 2015, l’intérim représentait 4 % des contrats de travail dans le pays mais 12 % des allocataires de Pôle emploi. L’intérim sera donc l’un des points chauds des discussions entre partenaires sociaux lors des négociations sur l’assurance-chômage et ne devrait pas échapper à une taxation.

Selon les données de l’Unedic, en 2014, les contributions perçues étaient de 969 millions d’euros alors que les allocations versées représentaient plus de 2,9 milliards d’euros, pour un peu plus de 300.000 personnes indemnisées en 2015. En cinq ans, les besoins de financement ont doublé.

La Cour des Comptes relève dans une note remise au début de l’année que «pour certains secteurs, le mécanisme de l’activité réduite est utilisé de façon régulière, créant une sorte de “permittence” entre travail à durée limitée et chômage. Dans ces cas, le régime d’assurance-chômage est mis à contribution pour financer l’adaptation aux variations de l’activité, en lieu et place d’autres dispositifs».

La piste d’une nouvelle majoration patronale pour les salariés de l’intérim est donc ouverte et soutenue par l’ensemble des syndicats. L’Unedic avait estimé qu’un doublement des cotisations patronales sur les contrats d’intérim rapporterait 584 millions d’euros.

> A lire : Rapport de la DARES

> A lire : Article du Figaro sur le financement de l’intérim