Travail-étude-ADP-4Deux tiers des salariés cherchent activement un nouvel emploi, mais les entreprises n’arrivent pas à recruter des talents : dans son étude The Me vs We Mindset, ADP pointe ce paradoxe qui touche le monde du travail. Menée dans 13 pays, cette étude montre qu’il existe une déconnexion croissante entre les employeurs et les employés. Décryptage.

À la source de cette déconnexion, plusieurs sujets : la gestion des talents, le recrutement, la fidélisation et la mesure des performances. ADP propose trois solutions clé qui pourraient améliorer ces rapports.

Ouverture et transitions professionnelles

Selon l’étude, la loyauté des effectifs des organisations sondées est en berne depuis plusieurs décennies. En cause, la sécurité de l’emploi, qui est aujourd’hui perçue comme un mirage pour 56 % des salariés.

De plus, les employeurs et les salariés partagent le sentiment qu’ils sont toujours à la recherche d’un meilleur talent ou d’une meilleure opportunité professionnelle. En France, les salariés sont 48 % à rechercher activement un nouvel emploi malgré un taux de loyauté plus élevé que dans les autres pays sondés. La plupart des salariés sondés pensent également que changer d’entreprise est une condition sine qua non à l’avancement dans la carrière ou dans la grille salariale.

Enfin, les propositions de postes en interne ne sont pas suffisamment valorisées : en France les employeurs estiment à 68 % que les employés sont au courant des dernières opportunités de postes dans leur société. Un chiffre qui tombe à 29 % lorsque l’on interroge les employés.

travail-étude-ADPLe sens du travail, la connexion humaine et les évolutions de carrière

82 % des salariés sondés veulent jouer un rôle important dans leur entreprise, ce qui, dans les faits, ne s’exerce pas forcement. Plus qu’un moyen de gagner sa vie, le travail doit être selon les sondés, porteur de sens et de valeur. L’étude observe un réel décalage entre la perception des salariés et celle des employés sur cette question. En Europe, 56 % des salariés estiment qu’ils sont utiles à l’entreprise, alors que ce chiffre monte à 68 % du point de vue des employeurs.

Ce sentiment peut s’expliquer par le manque de connexion entre les salariés et leur management. Ceux qui se sentent mieux connectés à leur hiérarchie sont moins enclin à chercher un job ailleurs. Selon l’étude, les process, le ROI et la performance étouffent les liens humains. De la même façon, la gestion des talents en souffre également.

Néanmoins, si les salariés se sentent sous-évalués et mal reconnus, ils sont nombreux à témoigner qu’ils sont capables de se surpasser, de s’améliorer, de faire grandir la performance d’équipe. Mais pour se faire, ils attendent de leur hiérarchie qu’elle les accompagne, qu’elle les écoute et qu’elle définisse mieux les attributions de chacun.

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Rester ou partir, telle est la question

L’étude montre enfin qu’il y a un effet de va-et-vient permanent entre les raisons qui poussent les salariés à rester (l’environnement de travail ou le travail lui-même) ou à quitter une entreprise (les horaires, la QVT…). Le salaire, la réputation de l’entreprise, la flexibilité sont plusieurs des éléments qui fidéliseraient les salariés.

A contrario, signe de l’importance du lien avec le manager direct, 46 % des employés seraient prêts à échanger leur fonction actuelle pour un salaire équivalent ou moins élevé à condition d’avoir une meilleure connexion avec leur senior management.

 

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> Consulter l’étude ADP dans ton intégralité

> À lire également sur le site de la Fondation Travailler autrement :
La RSE, force de changement de l’entreprise

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