network sketchSi la plupart des études sur les 18-30 ans dressent souvent le portrait monolithique d’une génération insatisfaite, impatiente et individualiste, ce n’est pas le cas de l’étude « Les jeunes de 18 à 30 ans face à un travail en mutation » réalisé par Viavoice pour Manpower Group, en partenariat avec Les Echos Start. Elle montre que la réalité de la jeune génération est plus diversifiée et partagée sur son rapport au changement et sur ses aspirations au travail. A travers quatre types de jeunesse, l’étude nous propose d’observer quatre stratégies d’adaptation au changement dans un monde « en perpétuelle réinvention ». Synthèse.

La valeur travail chez les 18-30 ans

Questionnés sur la signification de la réussite professionnelle, les 18-30 ans souhaitent plutôt avoir un métier dont ils ont toujours rêvé/qui leur correspond vraiment (52 %), avoir un travail qui permette de subvenir à leurs besoins (52 %) et à ceux de leur famille et bien gagner leur vie (47%). Même constat lorsqu’on les interroge sur les finalités du travail : 55 % en aimeraient une bonne rémunération et 45 %, un épanouissement personnel.

Selon l’étude, les 18-30 ans se distinguent par une nouvelle conception du travail qui diffère de celle des générations précédentes : la majorité des participants (79 %) témoigne d’une conception différente, notamment en termes de :

  • Valeurs : autonomie et satisfaction personnelle plutôt que discipline et effort ;
  • Priorités : épanouissement personnel plutôt que « volonté de faire carrière » ;
  • Mobilité et entrepreneuriat : changement de poste plutôt que carrière linéaire (58 % à valoriser ces notions)

De plus, l’étude révèle qu’ils sont plutôt positifs sur leur représentation du travail tel qu’il est aujourd’hui (pour 55 % d’entre eux), 55 % pensent qu’à l’avenir, il représentera une contrainte.

Les évolutions du travail : pronostics et souhaits

Conscients des mutations et plutôt optimistes sur l’avenir du travail (40 %), ils considèrent en majorité que le travail dans 10 ans n’aura plus rien à voir avec celui d’aujourd’hui (54 % des 18-30 ans). En quoi ? 47 % des sondés pensent que les nouvelles formes de travail vont se développer, 39 % pensent que les tâches se partageront avec les robots. Toutefois, ce que les jeunes attendent réellement, c’est un équilibre entre vie privée et vie professionnelle (pour 47 %), un métier avec des missions qui évoluent souvent selon les besoins (69 %) et des structures évolutives qui se remettent en question (56 %).

L’étude donne également leurs pronostics sur les évolutions de l’organisation du travail : 61 % pensent que l’on travaillera de plus en plus en mode projet, et ils sont le même nombre à le souhaiter.

Les seules données qui ne semblent pas faire de différence entre le travail tel qu’il est aujourd’hui et les aspirations des jeunes sont le lieu de travail et le statut : 60 % préfèreraient travailler dans leur entreprise (d’ailleurs, 68 % des 18-30 ans interrogés pensent que le CDI est une garantie et une sécurité) et 57 % préfèreraient être salariés.

Face à l’avenir du travail, quatre types de jeunesse

  • Les fragilisés : la stabilité à tout prix

Leur stratégie :
– Issus de milieux populaires, ils cherchent la stabilité ;
– Ils cherchent des missions bien définies ;
– Ils ont connu des emplois précaires et veulent une carrière linéaire.

  • Les pragmatiques : la stabilité oui, mais le salaire aussi

Leur stratégie :
– Ils souhaitent évoluer dans une entreprise stable et avec des règles établies ;
– Ils veulent bien gagner leur vie ;
– Ils voient les mutations du travail comme une chance.

  • Les optimistes exigeants : conquérants et tentés par l’entrepreneuriat

Leur stratégie :
– Ils sont à l’aise avec les évolutions technologiques et organisationnelles du travail ;
– Ils pensent que c’est à l’entreprise de s’adapter aux salariés ;
– En quête d’épanouissement personnel, ils sont tentés par l’entrepreneuriat.

  • Les optimistes flexibles : l’évolution de carrière comme priorité

Leur stratégie :
– Souhaitent que leur entreprise soit « évolutive », qu’elle se remette en question ;
– Leur travail doit leur permettre de subvenir à leurs besoins ;
– Ils sont moins regardant sur ce que leur propose leur entreprise en termes de bien-être ou d’épanouissement au travail.

> Pour consulter l’étude dans son intégralité

> À lire également sur le site de la Fondation Travailler autrement :
Les millennials vont-ils créer un choc managérial ?

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