Muriel Pénicaud, nouvelle minitre du travailSpécialiste des ressources humaines et notamment du dialogue social, Muriel Pénicaud est la ministre du Travail du nouveau gouvernement. Deuxième femme à s’installer rue de Grenelle, elle succède à Myriam El Komri.

Muriel Pénicaud, 62 ans, a effectué une longue carrière dans le privé : directrice générale de Business France depuis 2014 après avoir occupé le poste de directrice générale adjointe chez Dassault-Système (2002-2008), où elle était en charge de l’organisation, des ressources humaines et du développement durable. Elle a également travaillé chez Danone, dont elle a été directrice des Ressources humaines.

Mais la sphère publique et le ministère du Travail ne sont pas étrangers à cette habituée du secteur privé. Elle fut conseillère à la formation de Martine Aubry, première présidente de l’Institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle de 2006 à 2009, et membre du Haut conseil du dialogue social. Elle a également été chargée de cours à l’ENA sur la formation professionnelle.

Muriel Pénicaud est par ailleurs impliquée sur les sujets que la Fondation Travailler autrement s’attache à observer. En 2009, elle est nommée co-rapporteur d’un rapport sur le stress au travail dont nous partageons les principales observations : l’augmentation des contraintes de transport (que la Fondation a mis en lumière dans son étude « Le temps de travail : de sa durée légale aux vécus quotidiens »), la réflexion sur les conditions de travail…

La nouvelle ministre du Travail aura la charge de la réforme économique et sociale la plus lourde de ce début de quinquennat : la réforme (par ordonnances) du marché du travail, avec notamment l’élargissement des accords d’entreprise à tous les aspects, le plafonnement des indemnités prud’homales… Pour l’aider dans cette tâche, elle nomme comme directeur de cabinet Antoine Foucher, ancien directeur général adjoint du Medef en charge du social. Mais la Fondation Travailler autrement espère aussi des réformes fortes sur la question des indépendants, sur les enjeux du bien-être au travail, sur la question fondamentale des transitions et plus généralement autour des nouvelles formes d’emplois. D’immenses défis qui permettront de répondre à la double aspiration des Français, si contradictoire mais tellement évidente : comment concilier plus de libertés pour les plus dynamiques et garantir plus de protection aux plus fragiles.

Sur ces sujets, la Fondation Travailler autrement peut également féliciter Franck Morel, un de ses vice-présidents et avocat associé chez Barthélémy depuis 2012, pour sa nomination comme conseiller social travail-emploi-formation auprès du Premier Ministre, Edouard Philippe, mais aussi Pierre-André Imbert, membre de la Fondation, qui vient d’être nommé conseiller social à l’Elysée.

> Pour consulter le Rapport sur le Bien-être et l’efficacité au travail – Lachmann, Larose, Penicaud

> Également à lire sur le site de la Fondation Travailler autrement, Des mutations dans l’organisation du travail

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