L’Association Francophone de Gestion des Ressources Humaines regroupe les chercheurs académiques de la discipline. Son congrès annuel, organisé du 19 au 21 octobre dans les murs de l’EM Strasbourg, a proposé un programme faisant apparaître de manière répétée la question du « travailler autrement ». 

Le congrès annuel de l’AGRH est l’occasion pour des chercheurs de la discipline de présenter leurs recherches en cours ou des résultats et d’en débattre avec leurs pairs. Plus d’une centaine de présentations ont ainsi été faites dans les locaux de l’école de commerce intégrée à l’université de la ville.

Lors d’un symposium sur les « nouvelles formes de transition professionnelles », Irene Mandl, rédactrice du rapport « New Forms of Employment » d’Eurofound, a notamment présenté les nouvelles formes d’emploi identifiées au sein des 27 pays de l’UE par son équipe (tels que le job sharing et l’employee sharing, mais aussi le travail au bon et par plateformes). Laura Beuker, Nadège Lorquet, Jean-François Orianne, François Pichault ont ensuite présenté les résultats d’une recherche sur le rôle des intermédiaires du marché du travail dans la sécurisation des parcours en Belgique, à travers l’étude de 12 structures d’intermédiation, dont SMART, le leader hégémonique du portage salarial Belge dans le secteur culturel et artistique. Les présentations de ce symposium ont décrit les nouvelles formes d’emploi comme des alternatives au chômage qui posent dans des conditions variables la question de la sécurité des parcours et des transitions et y répondent plus ou moins.

Dans d’autres conférences, Pauline de Becdelièvre, François Grima et Ludovic Thaphanel ont par exemple présenté leur recherche « Les travailleurs en temps partages face à la flexibilité : quels scripts de carrière et quelles ressources utilisées ? » ; et Emmanuelle Léon et Garance Mathias une réflexion sur les enjeux des espaces de co-working en termes de recherche. Ces nouveaux lieux de travail interrogent en effet les frontières du travail, la manière de travailler, mais aussi les formes d’emploi puisque ce sont surtout des indépendants qui les utilisent. Plusieurs présentations ont aussi porté sur le concept « d’entreprises libérées », qui recueille de plus en plus d’audience.

Ces quelques exemples, non-exhaustifs, montrent que la recherche académique en gestion des ressources humaine se saisit de la question des nouvelles formes d’emploi et de travail.

> Pour en savoir plus : Le programme complet du Congrès 2016 de l’AGRH

Sur le site de la Fondation Travailler autrement :
> Rapport – New forms of employment
> Une communication du Laboratoire Missioneo lors d’une journée d’étude rattachée à l’AGRH :

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