7568-ef1461enCe rapport de 2015 décrit de manière précise et rigoureuse les nouvelles formes d’emploi qui apparaissent et se développent aujourd’hui en Europe. Il dresse pour chacune leurs avantages et inconvénients.

Eurofound présente dans ce rapport rédigé par Irene Mandle les résultats d’une cartographie à l’échelle européenne des nouvelles formes d’emploi, qui structurent les marchés du travail et ont – ou devraient avoir – des conséquences en matière de politiques publiques et d’enjeux sociaux.

Le rapport identifie neuf formes d’emploi nouvelles ou qui ont largement progressé depuis le début des années 2000 :

  • Les groupements d’employeurs (employee sharing) : un travailleur individuel est employé conjointement par plusieurs entreprises à temps partiel, ce qui le conduit à un CDI à temps-plein;
  • Le job sharing : un employeur unique va recourir à plusieurs temps partiels pour occuper un poste à temps plein;
  • Le management de transition (interim management): l’embauche non-permanente de managers ou d’experts pour gérer une situation ou un projet précis et balisé dans le temps;
  • Le travail occasionnel (casual work) : l’employeur n’est pas obligé de fournir du travail au salarié et peut le faire travailler (et le payer) « à la demande »;
  • Le travail nomade via les TIC : les travailleurs peuvent effectuer leur métier n’importe où et n’importe quand grâce aux technologies modernes;
  • Le travail par bons (voucher-based work) : le travailleur est rémunéré via des bons fournis par une organisation autorisée qui s’occupe du paiement des cotisations sociales;
  • Le « travail par portfolio » (portfolio work: un travailleur indépendant a un grand nombre de clients pour chacun desquels il effectue des petites prestations;
  • « L’emploi de masse » (crowd employment) : une plateforme en ligne met en relation des employeurs et des travailleurs, souvent pour que des larges tâches soit fragmentées et réparties entre de nombreux travailleurs;
  • « L’emploi collaboratif » : des travailleurs indépendants ou des microentreprises collaborent pour dépasser leurs limitations de taille ou d’isolement professionnel.

Chacune de ces formes présente des avantages et inconvénients. Le rapport en fait la liste et insiste sur des nécessités pour les politiques publiques. Entre autres :

  • Préciser davantage les discussions et politiques sur les « nouvelles formes d’emploi » : leur diversité impose de les traiter individuelles tout en comparant les situations et pratiques entre les pays;
  • Développer les formes qui ont des effets positifs sur le marché de l’emploi : les groupements d’employeurs, le management de transition et le jobsharing;
  • Mettre en place des filets de sécurité pour certaines nouvelles formes d’emploi, notamment le travail occasionnel, et dans une certaine mesure le travail nomade et l’emploi de masse. Il faut un équilibre entre la protection de travailleurs et la facilité d’utilisation de ces nouvelles formes par les employeurs.

Plus largement, c’est un rapport extrêmement riche et complet qui montre la prévalence de toutes ces formes d’emploi atypique selon les pays et qui en dresse un panorama plein d’enseignements.

> Pour en savoir plus : Le rapport complet

Sur le site de la Fondation Travailleur autrement :
> Rapport la diversité des formes d’emploi en France

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