Portrait of smiling young businessman with armcrossed at office

La quête d’autonomie est très souvent convoquée pour expliquer le choix du passage à l’entrepreneuriat. Deux chercheurs américains ont souhaité analyser la valeur de l’autonomie et son véritable poids sur le quotidien des travailleurs indépendants.

Le désir d’autonomie, en tant que motivation cardinale à devenir indépendant, est très largement documenté dans la littérature scientifique relative à la personnalité des entrepreneurs. Or, force est d’observer que l’ensemble des valeurs qui composent cette recherche et cette revendication d’autonomie n’est pas traité. Partant de ce constat, deux chercheurs spécialisés en psychologie et économie de l’entrepreneuriat, David C. Croson et Maria Minniti (Southern Methodist University, USA), ont mis à l’épreuve la pertinence et la conformité de l’usage du concept d’autonomie, au regard de la situation particulière des travailleurs indépendants.

Pour réaliser leur travail de recherche, les auteurs ont souhaité confronter la quête d’autonomie à une donnée objective issue des études sur les travailleurs indépendants : celle qui concerne le désavantage économique de cette situation professionnelle. Pour mieux comprendre la valeur d’autonomie dans le choix du statut, ils prennent en compte les compromis économiques qui en résultent. Ils partent du principe que les individus opèrent des choix rationnels, et écartent dès lors toute erreur de décision quant au fait de se lancer dans l’indépendance professionnelle.

Croson et Minniti vont ainsi démontrer que les travailleurs récemment entrés dans l’entrepreneuriat sont prêts à accepter une baisse de revenus en échange des avantages psychologiques inhérents au statut d’indépendant (soit l’autonomie). En général, les individus qui franchissent le cap de l’indépendance ont quitté un emploi dans lequel ils jouissaient d’une marge d’autonomie plus faible. À partir de leurs analyses, les chercheurs distinguent deux profils d’indépendants : les premiers valorisent l’autonomie dans le statut d’indépendant, alors que l’autonomie est considérée, par les seconds, sous l’angle de son aspect instrumental, permettant d’atteindre un objectif particulier. En revanche, dans les deux cas, l’autonomie n’est pas nécessairement vecteur de satisfaction au travail de cette population.

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Mais aussi sur le site de la Fondation Travailler Autrement :
Pourquoi ne parle-t-on pas de la qualité de la vie au travail des indépendants?

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