france_strategieQuels effets de l’automatisation sur l’emploi ? On présente souvent cette numérisation comme la destruction d’un certain nombre d’emplois. Mais on sous-estime ses effets en matière d’organisation du travail et d’acceptabilité sociale. France Stratégie a étudié les effets concrets de l’automatisation du travail à venir. 

« Automatisation, robotisation, intelligence artificielle, les progrès du numérique annoncent-ils une grande vague de chômage technologique ? Pas si sûr », affirme France Stratégie.

De fausses prévisions sur la destruction d’emplois

L’automatisation des emplois ne sera pas aussi massive qu’annoncée. L’homme possède un avantage comparatif important par rapport à la machine et donc tous les emplois ne sont pas automatisables. Seul 15 % des salariés français pourraient être remplacés par des robots.

Une étude prétendait qu’un « emploi sur deux présenterait un risque élevé d’être automatisé sur les vingt prochaines années, en France, comme en Europe ou aux États-Unis« . Mais la limite de cette étude est qu’elle raisonnait en terme de métiers uniquement et non en terme de tâches à automatiser. Une approche en terme de compétences (travailler en équipe, interagir socialement ou de faire preuve de flexibilité face à un impondérable) fait chuter l’estimation à 15 %.

En allant même plus loin, France Stratégie révèle que le nombre des emplois peu automatisables a augmenté de plus de 30 % depuis 1998. Cette hausse s’explique par la place de plus en plus grandes des services dans l’économie et à « une transformation du contenu des métiers qui se recentre sur les tâches les moins automatisables ».

France Stratégie automatisatiob

Une réflexion plus large à mener

Ce qui est intéressant dans cette question de l’automatisation n’est pas uniquement une analyse quantitative mais aussi qualitative, sur les effets qu’elle aura sur la structure du monde du travail et sur la vie des salariés. Il faut intégrer 3 facteurs pour saisir mieux les enjeux du phénomène :

  • Le degré de robotisation : il peut varier du simple au double selon les organisations, car « la disponibilité d’une technologie ne préjuge pas de son usage »
  • Le niveau des créations d’emploi : directes (R&D, conception ou production) ou indirectes (dépendant du niveau des gains de productivité à attendre des nouvelles technologies)
  • Le degré de substituabilité hommes/automates : « Ce n’est pas parce qu’une activité est robotisée qu’elle peut se dispenser de salariés ! L’industrie automobile allemande est une des plus robotisées au monde. Pourtant, elle emploie 100 000 salariés de plus qu’il y a vingt ans« , affirme France Stratégie

La note d’analyse complèteMais aussi sur le site de la Fondation Travailler Autrement :

> Le sondage de Qapa « Travail robotisé et automatisé »

Le rapport du think tank Renaissance Numérique sur l’impact de la transformation numérique sur les entreprises

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