sageLa génération Y (né entre 1983 et 2000) arrive sur le marché du travail et l’aborde d’une manière toute nouvelle. Mais en quoi sont-ils différents ? Quels obstacles se dressent face à eux ? Sage essaie d’y répondre en dressant le portrait de cette nouvelle génération d’entrepreneurs.

Quelles aspirations ?

66% des jeunes entrepreneurs accordent la priorité à leur vie privée devant leur travail et 61% des jeunes entrepreneurs préfèrent sacrifier des bénéfices pour rester fidèles à leur éthique et leurs valeurs personnelles. Les nouveaux entrepreneurs ont des valeurs auxquelles ils sont attachés et ils ne comptent pas les renier pour leur activité. D’ailleurs, un entrepreneur interrogé sur trois (34%) est motivé par le désir d’être maître de son propre destin plutôt que de gagner de l’argent (21%).

L’expérience entrepreneuriale apparait pour bon nombre d’entre eux comme la possibilité d’exister et de peser dans la société. Pour 41,9% des entrepreneurs français, leur motivation est liée à leur identification personnelle avec l’entreprise (« si elle réussit, je réussis« ) et à la satisfaction de leurs employés (19%). Sage précise d’ailleurs : « C’est le seul pays parmi les 16 représentés dans l’étude pour lequel ces deux motivations sont aussi fortes ». 

La croissance de leur entreprise est très importante. Plus de 70% des jeunes entrepreneurs espèrent que leur entreprise aura grossi dans les 5 premières années. Sage précise qu’avec le Brésil, la France est le pays où la motivation de la croissance passe avant le sentiment du travail accompli, le plaisir ou le projet de revendre son activité.

Quels profils ?

Cette étude a permis de mettre à jour 5 profils type d’entrepreneurs de la génération Y :

  • Les planificateurs : ils sont très ambitieux et méthodiques, rien n’est gagné d’avance pour eux
  • Les technophiles : confiants dans les nouvelles technologies, ils croient en ces nouveaux outils pour dépasser la concurrence
  • Les instinctifs : ils se fient à leurs intuitions et n’ont de cesse d’être curieux et d’explorer ce qu’ils ne connaissent pas
  • Les pragmatiques : plutôt ingénieux et malins, ils alternent entre méthode et intuition
  • Les intrépides : appelés aussi « les serial entrepreneurs », ils ont soif de défis et « aiment plonger dans l’inconnu »

De nouveaux entrepreneurs technophiles

Les entrepreneurs français de la nouvelle génération sont particulièrement technophiles. 44,2% d’entre eux sont persuadés que la technologie va enterrer le concept de bureau grâce à l’avènement de la mobilité. Ils sont même 39,1% des entrepreneurs français à penser qu’ils travailleront virtuellement avec leurs collaborateurs grâce aux nouvelles technologies d’ici 10 ans.

Ils ne sont d’ailleurs globalement pas inquiets de l’évolution croissante des technologies : 60% d’entre eux pensent qu’ils sauront s’adapter. 47% d’entre eux vont jusqu’à dire qu’ils sauront gérer leur entreprise avec les technologies disponibles d’ici 20 ans.

« Les jeunes entrepreneurs français ont le plus fort taux d’adhésion aux nouvelles technologies de l’ensemble des pays sondés par l’étude Walk with Me, et ils ne sont pas inquiets des évolutions à venir », commente Serge Masliah, directeur général de Sage France. « La France peut avoir confiance en leur capacité de créer une « Silicon Valley européenne » sur le territoire français. Par contre, comme tous les autres entrepreneurs, leur conception de la gestion reste « old-school ». Or, il leur faudra franchir le pas pour gérer leur croissance et survivre dans un monde désintermédié. »

L’étude complète


Mais aussi sur le site de la Fondation Travailler Autrement :
> L’étude de Manpower sur la carrière des Millenials à l’horizon 2020
> L’étude d’IDC Cornerstone sur l’évolution des environnements de travail à l’ère de la transformation digitale

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