logo-bpifranceLe think-tank de BPI France propose une étude sur la question de la sécurisation des parcours professionnels, suite à l’adoption le 11 janvier 2013 de l’accord national interprofessionnel (ANI). Selon le groupe, cet accord marque « une étape importante dans la constitution progressive d’une flexisécurité à la française ».

Une des grandes vertus de cet accord, c’est qu’il intègre, de façon quasi-historique, la dualisation de notre marché du travail et s’adresse aussi à sa frange la plus fragilisée (les contrats courts qui représentent plus de 80 % des embauches et près de 70 % des causes d’entrée au chômage). Le hic, et il est de taille, c’est que le texte de l’accord pose au moins autant de questions qu’il ne contribue à en résoudre.

Après un long développement sur l’apparition et les négociations sur l’ANI, cette étude détaille le développement progressif de cette mesure de sécurisation des parcours.

  • Les termes du débat

    Il convient ici de définir les notions clefs qui seront après utilisées dans les débats  – il est alors question de flexisécurité qui a remplacé un temps la notion de sécurisation des parcours, mais il est aussi question  de sécurité sociale professionnelle ou de sécurisation de l’emploi; autant de termes aux nuances et connotations différentes

  • La genèse de cette question

    Après une liste chronologique des différents rapports historiques sur la question, l’étude considère que « de la sécurité d’un emploi donné, nous sommes passés à la sécurité d’emplois successifs, puis à la sécurité des parcours ». Elle recense avec cela l’évolution des Plans de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) et celle des contrats courts de plus en plus courants tout en remarquant un accroissement du taux de chômage et analysant l’environnement juridique.

  • Les thèses en présence

    Pour rendre compte au mieux des débats autour de cette question de la sécurisation des parcours, l’étude de BPI s’attache à présenter les différentes thèses défendues par les parties prenantes, en l’occurrence les différents syndicats : CGT, CFDT qu s’étaient exprimés spécifiquement sur ce débat et les autres, qui avaient pris position dans d’autres circonstances (FO, CFTC, UNSA etc.). L’étude distingue d’ailleurs leur prise de position affichées en début de négociation et celles lors de la signature de l’accord, pour plus d’exhaustivité

  • Une comparaison internationale

    En complément de cette approche théorique, BPI s’attache à comparer ce dispositif à ceux en place chez nos voisins européens : modèle danois de flexisécurité protectrice de l’individu plutôt que de l’emploi et modèle allemand de préservation de l’emploi et des compétences

  • Des outils concrets

    Enfin, BPI illustre cette démonstration par ses propres interventions en matière de ssécurisation des parcours professionnels, notamment menée par des consultants du groupe avec « pour objectif de donner à chacun les moyens de réussir une transition, se réinsérer dans le monde du travail, préparer un changement, sécuriser son parcours  » comme le présente l’étude. Il est alors question du GPEC de 2007, des GPEC territoriaux et de branche ou encore des accords remarquables signés par le groupe BPI ou de la formation professionnelle proposées

  • 3 grandes missions BPI pour la sécurisation des parcours

    BPI développe 3 grandes missions menées qui semblent parfaitement illustrer la participation du groupe BPI  la sécurisation des parcours : l’Accompagnement des jeunes vers l’emploi avec le Plan Espoir Banlieue à Strasbourg, l’Atelier de Transition professionnelle mis en place chez un équipementier automobile et une mission exemplaire, celle de maintenir durablement la filière textile dans le Nord-Isère

  • Deux bonnes pratiques « à encourager » en la matière

    Tout d’abord rapprocher gestion des contrats courts et gestion des CDI pour inciter à négocier un accord de développement de l’employabilité quel que soit le contrat (CDI et CDD, voire CTT), et faire du zoom territorial une obligation triennale pour l’entreprise, car de même qu’existe l’obligation triennale de négocier sur la GPEC au sein de l’entreprise, on pourrait imaginer une obligation triennale de réaliser un zoom territorial. Les deux opérations seraient menées par la même gouvernance, avec les mêmes acteurs, sur le même timing. Le zoom territorial aurait pour avantages de relier l’entreprise à son territoire.

Cette étude, au demeurant très centrée sur la mesure de sécurisation des parcours professionnels et très technique, a l’avantage de nous offrir un panorama très complet et riche sur ces débats. BPI en profite pour valoriser son image de groupe innovant en la matière.



>A lire : le rapport complet de BPI « Sécurisation des parcours professionnels »

Mais aussi sur le site de la Fondation Travailler Autrement :

L’article de la Fondation Travailler Autrement sur les groupements d’employeur, une solution pour sécuriser les parcours ?

> La FondationTravailler Autrement œuvre aussi à la sécurisation des parcours professionnels : à retrouver, le 3è baromètre de la Fondation qui défend la flexicurité mais aussi l’intervention, lors du colloque organisé par la Fondation, du député des Vosges, Gérard Cherpion, rapporteur de la loi de 2011 pour le développement de l’alternance et la sécurisation des parcours professionnels.

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