siteon0-e5814Le cabinet d’étude et de conseil Geste publie son étude prospective, engagée il y a quelques mois, à la demande de la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP). Cette étude avait  pour objectifs principaux d’actualiser la connaissance des groupements d’employeurs et la structuration du secteur mais aussi d’analyser la contribution des groupements d’employeurs à la sécurisation des parcours et à  la dé-précarisation des emplois. A terme, il est question de faire peser auprès des pouvoirs publics ce nouveau mode d’emploi. 

Qu’est-ce qu’un groupement d’employeur ?

Un GE est un regroupement d’entreprises qui décident de s’associer pour embaucher le personnel qu’elles ne peuvent pas embaucher seules à temps plein ou toute l’année. À partir des besoins à temps partiel ou des besoins de personnels saisonniers, le groupement d’employeurs additionne les temps de travail pour constituer un temps plein. Il met ensuite à disposition ce personnel de façon pérenne dans les entreprises partenaires.

C’est donc le résultat de la rencontre d’un projet négocié entre acteurs et d’une offre de services centrée sur la mise à disposition de personnel à but non lucratif. Les principaux atouts qui en ressortent sont plasticité, souplesse et adaptabilité. Légalement, il est défini comme ayant pour objet « de mettre à disposition de leurs membres des salariés liés à ces groupements par un contrat de travail. » Cette définition est assez large et produit donc des groupements d’employeurs qui peuvent être très différents.

On comptait en France en 2013 près de 711 GE, qui regroupent au total 15 000 personnes, souvent sous forme de PME et de TPME. Les principales activités de ces groupes sont l’industrie, l’agroalimentaire, l’agriculture, le commerce et le BTP. Il s’organise en moyenne pour qu’un employé représente 16 salariés mis à disposition.

Quelles contributions au monde de l’emploi ?

  • une contribution à la qualité de l’emploi : plus de 2/3 des salariés de GE sont en CDI et 70% des emplois sont à temps complet, et le taux d’absentéisme est très faible;
  • une contribution à la création d’emploi : 81% des GE considèrent qu’une partie des emplois qu’ils ont crée n’aurait pas existé sans le groupement et 87% considèrent que le nombre d’emploi a augmenté depuis leur création (même si le volume d’emploi reste au total assez modéré);
  • une contribution à la sécurisation des parcours : les GE sont acteurs de la professionnalisation de leurs équipes et de l’insertion professionnelle – 1/3 à 1/4 des actions financées sont des actions de développement des compétences, les GE peuvent agir comme de vrais sas vers l’emploi.

On voit donc que ces groupements d’employeurs peuvent être de vraies solutions pour l’emploi, tout en restant très flexibles. Cependant, ce mode d’organisation n’est qu’à ses débuts et il faut encore le démocratiser et fluidifier les mécanismes de gestion.

> A lire : le rapport de GESTE « les groupements d’employeurs, acteurs de la sécurisation professionnelle »

> A regarder : un reportage de France TV Info qui suit un salarié à temps partagé

> A visiter : le blog des Groupements d’Employeurs

> A lire : l’article de la Fondation Travailler Autrement sur le baromètre 2015 du temps partagé

> A lire : l’article d’ITG sur les études du temps partagé

Alerte Email

Entrez votre adresse email pour recevoir une alerte dés qu’un nouvel article est publié :

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *