Le rapport rendu par Bruno Mettling à la Ministre du Travail, est le plus large qui ait vu le jour sur le sujet du numérique. Il traverse tous les aspects du travail ainsi que l’impact de la transformation numérique sur le travail au sens large.Nous publions une série d’articles dont l’objectif est de voir les enjeux majeurs préconisés par Bruno Mettling quant à la révolution du numérique au travail. En voici le premier d’une série de trois.
Le DRH de Orange, a donc organisé le rapport à travers trois axes majeurs qui concrétisent l’évolution du numérique au sein des entreprises. Nous analyserons le premier, relatif aux impacts du numérique sur le travail en général.

On relève dans le rapport Mettling, qui a passé en revue tous les domaines du travail pour constituer sa mission, les six impacts majeurs qu’a provoqué le numérique sur le travail dans sa globalité.

Numérique et façon de travailler

On voit dans un premier temps que la diffusion massive des nouveaux outils de travail joue un rôle majeur qui est dû notamment à l’augmentation considérable du nombre de smartphones et de tablettes au sein du cadre professionnel. On constate depuis 2008 une multiplication par six du nombre de smartphones. Le numérique impacte également les métiers et les compétences, surtout ceux qui nécessitent de développer ou acquérir de nouvelles compétences mais il s’étend au-delà allant jusqu’à risquer la disparition d’anciennes professions.
Comme le souligne Bruno Mettling, le numérique a un effet sur quasiment tous les aspects du travail, l’environnement de travail des cadres n’échappe pas à la règle. Ces derniers doivent réussir à trouver un équilibre entre leur vie privée et leur vie professionnelle, il semble donc logique que la question sur le suivi de la charge de travail se pose de nouveau. Le numérique prend beaucoup de place dans la vie des cadres.

Numérique et management

Les répercussions les plus importantes de la transformation numérique sont probablement dans l’organisation du travail et le management. Le numérique est venu bousculer l’organisation classique. Elle a conduit à l’augmentation considérable du travail à distance. Par ailleurs, elle permet également de créer de nouveaux collectifs professionnels avec des méthodes de travail plus collaboratives. L’organisation de travail classique qui s’organisait autour d’un espace de travail anonyme et fermé, laisse place à la création d’espaces de travail beaucoup plus ouverts et conviviaux.
Les fonctions managériales doivent évoluer notamment pour intégrer dans ces nouvelles compétences, les caractéristiques nécessaires au management à distance mais également à l’animation de communautés.

En somme, la partie la plus difficile de la transformation numérique est de réussir la conjoncture de cette dernière avec des organisations traditionnelles. Au-delà de ça, elle a permis l’évolution vers de nouvelles formes de travail hors salariat. On peut penser dans un premier temps au million d’auto-entrepreneurs français, mais également aux freelances dans leur ensemble qui sont des personnes exerçant une activité comme travailleurs indépendants dans 7% du secteur des services en France, sans oublier le portage salarial. Réglementé par l’ordonnance du 2 avril 2015, il représenterait 50.000 personnes en France. Le portage concerne majoritairement les cadres qui souhaitent intervenir sur un mode autonome sans avoir à être enregistré comme travailleur indépendant. Le portage salarial permet de bénéficier du statut de salarié et de ne pas avoir à créer sa propre structure juridique.

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