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L’INSEE réalise une étude approfondie sur les indépendants qu’il détaille dans un ouvrage complet. C’est un statut qui séduit de pus en plus de travailleurs mais il convient de mieux le définir. Focus.

 

Cet ouvrage de la collection « Insee Références », Emploi et revenus des indépendants, a pour vocation d’offrir une vue aussi complète que possible sur les travailleurs indépendant.

Un statut qui séduit

En France, en 2011, ils étaient déjà 2,8 millions de personnes à exercer une activité non salariée à titre principal ou en complément d’une activité salariée. Les effectifs de non-salariés ont d’ailleurs progressé de 26 % depuis.
Ce dynamisme s’explique en partie par le succès du statut d’auto-entrepreneur : fin 2011, 487 000 auto-entrepreneurs sont économiquement actifs, soit un non-salarié sur cinq, hors agriculture. 33 % d’entre eux exercent une activité salariée en complément de leur activité non salariée, contre 10 % des non-salariés « classiques ».

Attention, l’INSEE établit une distinction entre non-salariés classiques et auto-entrepreneurs.

Sans titre

Des revenus inégaux

En moyenne, les non-salariés « classiques » gagnent 3 100 euros nets par mois.

Mais les disparités entre secteurs sont très fortes : les secteurs les moins rémunérateurs sont ceux du commerce hors magasin (sur les marchés, à distance ou par d’autres canaux), les arts et spectacles, la coiffure, les taxis et l’enseignement.  A l’inverse, les secteurs où le salaire moyen est le plus élévé : les professions juridiques, la médecine ou le commerce pharmaceutique.

Les auto-entrepreneurs gagnent en moyenne 460 euros par mois, avec peu de différences selon les secteurs. Les inégalités de revenu d’activité sont plus marquées parmi les non-salariés que chez les salariés du privé. Parmi les non-salariés « classiques », la moitié la moins rémunérée ne concentre que 15 % des revenus (contre 25 % pour les salarié), tandis que les 10 % les mieux payés en concentrent 41 % (contre 33 % pour les salariés).

Les indépendants  « classiques » gagnent donc en moyenne  sept fois plus que les auto-entrepreneurs.

> Pour retrouver les références de l’INSEE 

> A lire : l’article de la Fondation  Travailler Autrement sur les difficultés liées au statut d’auto-entrepreneur

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