La formation des employés doit être plus courte et moins coûteuse pour les entreprises qui n’hésitent pas à explorer de nouvelles formules. Time-to-competence, c’est le nom donné à la méthode ambitieuse qu’a décidé d’adopter depuis 2010 l’entreprise Michelin pour former ses employés autrement. Face aux exigences de rythme de l’activité de l’entreprise, la politique de formation devait être revue et pensée pour pouvoir permettre une acquisition des compétences plus rapide. L’optimisation des investissements de l’entreprise s’est ainsi appuyée sur l’analyse pointue des besoins de compétences pour chaque poste. D’autres dispositifs ont également été mis en place et notamment la méthode « apprendre en créant » qui allie présence sur le campus, séances de tutorat et apprentissage seul (ou « self learning »), ainsi qu’un renforcement du dispositif de validation et de qualification. Les analyses ont alors montré que plus de 400 000 heures de formation pourraient être économisées, dont 240 000 ont déjà pu l’être en 2013. Le temps est donc une variable qui pèse de plus en plus sur la formation des salariés et qui favorise par-là l’émergence de nouvelle forme d’apprentissage par le biais des technologies numériques. Ainsi le e-learning permet un gain de temps certain ainsi que la mise en place d’ajustements de façon rapide.

L’exemple des LMS ou « Learning Management Systems »

« Faire plus avec moins », c’est le nouvel objectif entourant les différentes formations que les salariés sont amenés à suivre au cours de leur carrière en entreprise.  Un objectif qui pousse les entreprises a utilisé de plus en plus les avantages du numérique, notamment par le biais des LMS, logiciels d’accompagnement de la formation qui permettent d’organiser un véritable suivi pédagogique des apprentissages. Grâce à des échanges structurés au sein de « communautés d’apprentissage », les LMS favorisent un apprentissage rapide et simple. La plupart des choses apprises lors de sa carrière, 80% selon le spécialiste Charles Jennings, sont apprises « sur le tas », hors des cadres de formations formels (travail en groupe, discussion pendant les pauses, etc). Ces apprentissages informels sont regroupés sur le web via les LMS, qui permettent ainsi de prévenir toute perte de savoirs et de savoir-faire. La formation est ainsi centralisée et permet à chacun d’échanger et de partager ces informations de façon plus efficace.

Permettre une actualisation constante des connaissances grâce aux LMS

Phénomène mis en lumière par le Centre européen pour le développement de la formation professionnelle (CEDEFOP) l’obsolescence des connaissances des salariés est de plus en plus rapide. Dans une étude intitulée « Prévenir l’obsolescence des compétences », le CEDEFOP démontre que les seniors ne sont pas les seuls à être susceptibles d’être dépassés par la rapidité des changements. Par l’accélération des innovations technologiques et des besoins de la société, les connaissances/compétences doivent être perpétuellement mises à jour. En effet d’après une étude utilisée par Tellonline, entreprise britannique de webdesign, environ 50% des compétences des salariés britanniques seront devenues obsolètes d’ici 3 à 5 ans. Pour contrer plus efficacement le phénomène, le e-learning, qui permet selon beaucoup d’études d’apprendre beaucoup plus vite, est donc un atout de taille pour les entreprises.

Une formation efficace et moins coûteuse

Les LMS disposent de puissants atouts puisqu’ils permettent une véritable autonomie pour les salariés et une centralisation des informations et savoir-faire. Grâce à ces plateformes numériques des formations standardisées, efficaces et écolos (les LMS permettent également d’économie 90%sont dispensées à tous pour un coût bien inférieur à celui d’une formation « classique » dispensée physiquement par un formateur.

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